lycée professionnel des métiers 02 31 27 72 00 18 rue de l’Oratoire à CAEN

La pastorale

La Pastorale accompagne les jeunes dans leur croissance humaine et spirituelle !

C’est… La joie de vivre ensemble
C’est… Vivre les sacrements
C’est… Avancer sur le chemin de la vocation
C’est… Se former et transmettre
C’est… Devenir un chrétien engagé, dans la vie du monde
C’est… Permettre aux mouvements de jeunes de se retrouver et d’échanger
C’est… Être en lien avec les animateurs dans les paroisses et les établissements scolaires

En se retrouvant tout au long de l’année pour une soirée, une journée, un week-end, une semaine !

Retrouvez toutes les dates et tous les renseignements sur www.pastojeunes14.org

Pour identifier ce qu’est la mission éducative des soeurs de la Sainte Famille aujourd’hui, faut il se remettre en mémoire l’oeuvre et la pédagogie de Sainte Emilie. On se doit de rappeler que toute sa démarche éducative a été empreinte de douceur, de patience et de fermeté. Pour cela, elle a toujours insisté sur le fait d’avoir une totale bienveillance avec laquelle elle considérait ses élèves.

Quelques propos : 
« Je tenais à ce que toutes crussent que je les aimais également »

« Je ne passais pas de jour sans donner à chacune une marque d’affection, un clin d’oeil, un sourire gracieux, une parole tendre » « Plus elles sont turbulentes, plus il faut les aimer »

« Soyez douces envers les enfants, leur montrant, en toutes occasions, un coeur de mère »

Au travers de ces paroles, voilà comment aujourd’hui le message est vécu au sein de nos établissements scolaires portées sans cesse par le présent témoignage des soeurs.

A la fois, ce Charisme, n’est pas un souvenir du passé, mais un don à approfondir, une richesse à partager. Les Sœurs de la Sainte Famille ont une manière originale, personnelle et communautaire d’orienter leur présence au monde et leur action apostolique.

L’intuition de Sainte Emilie de Rodat a été marquée par sa sensibilité à l’évangile et son sens de l’Eglise. Mais sa manière de voir était colorée aussi par la culture de son temps.

Cette intuition singulière, cette force dynamique de Dieu à l’œuvre chez Emilie est ce qu’on appelle le Charisme de Fondation. C’est pour cela que les Soeurs de la Sainte Famille se rappellent à nous tous en disant : « Nous voulons une Ecole qui contribue à plus de justice, qui soit ouverte sur la vie, qui permette aux jeunes de donner du sens à leur propre vie et qui permette la rencontre personnelle et communautaire de Jésus Christ ».

C’est ainsi que des orientations majeures ont été précisées et qui doivent s’enraciner dans l’investissement des sœurs qui nous ont précédées et dans la pédagogie laissée par Sainte Emilie.

Au travers du « Texte de Référence » qui permet de définir l’esprit qui doit caractériser l’ensemble des établissements scolaires de la Sainte Famille, il marque profondément le projet et le climat éducatif de nos établissements. 
Aujourd’hui dans ces Ecoles, nos chefs d’établissements doivent transmettre ces valeurs fortes par :

  • Des méthodes pédagogiques et éducatives adaptées à notre monde qui précisent autour de quatre axes la définition, le sens identitaire de ce que doit être une école de la Sainte Famille.
    • Que l’élève apprenne à développer ses talents.
    • Que l’élève puisse faire des choix.
    • Que l’élève puisse vivre la rencontre personnelle et communautaire de Jésus-Christ ».
  • Les soeurs de la Sainte Famille ont toujours eues une manière originale, personnelle et communautaire d’orienter leur présence au monde.
  • L’Esprit a fait comprendre à Sainte Emilie et à toutes les générations de soeurs qu’elles avaient à répondre à un besoin criant de la société (entre autre l’éducation des enfants pauvres) et à montrer un nouveau visage de l’Église.

« A la suite de Jésus, nous voulons révéler le visage d’un Dieu de tendresse, de fidélité et de miséricorde proche des petits et des humbles pour les rétablir dans leur dignité de fils du même Père. Nous cherchons à être, au milieu du monde, témoins de la communication entre Dieu et les hommes, signe prophétique de l’avènement du Royaume. »

Voilà pourquoi les soeurs de la Sainte Famille sont ouvertes en permanence aux réalités du monde. Il est évident que cela colore leur manière d’être présentes aux jeunes, notre qualité d’écoute, d’accueil, de respect, si elles veulent être fidèles.

Cette manière de « voir » était également imprégnée par la culture de leur temps. Elles sont et restent ouvertes, prêtes à innover dès qu’un besoin se fait sentir en prenant en compte les valeurs de tolérance, de solidarité, de vérité, de justice et d’amour. Quelques convictions fortes portées par Sainte Emilie et les soeurs de la Sainte Famille dans leurs missions éducatives.

  • Porter sur chacun(e) un regard bienveillant
  • Etre convaincue que lorsqu’un enfant est traité avec amour, il prend conscience de son identité et de sa dignité
  • Avoir le souci de connaître les élèves, de s’adapter à chacun, de voir le positif qui est source de progrès
  • Pratiquer une pédagogie de l’encouragement
  • Aider les jeunes à développer leur(s) richesse(s)

De ce fait les orientations pédagogiques et éducatives sont marquées par ce que nous appellerions aujourd’hui : Une dimension affective.

  • Aimer les élèves : Porter sur chacun d’eux un regard bienveillant. Etre convaincus que lorsqu’un enfant est traité avec amour, il prend conscience de son identité et de sa dignité. Avoir le souci de les connaître, de s’adapter à chacun, de voir le positif qui est source de progrès.
  • Avoir un regard sur l’enfant qui lui confère identité et dignité : Aider les jeunes à découvrir et à développer leurs richesses. Etre sensible aux moindres signes de reprise. Attendre que se ressaisissent les plus difficiles.
  • Savoir être autant bienveillante que lucide, deviner qu’au-delà des comportements maussades ou désagréables, une richesse réelle nous est cachée.
  • Refuser à enfermer un élève dans une réputation d’indiscipline ou de paresse.
  • Avoir une attitude de vérité : Savoir se remettre en cause. Avoir une posture pour ne pas se faire craindre ou aimer. Veiller à ne pas avoir d’attitudes qui puissent contredire les valeurs de tolérance, de solidarité et de vérité. savoir s’excuser.
  • Etre, s’obliger à rester calme avant de corriger et de punir. « Ce que je voulais voir pratiquer à mes élèves, je commençais par le pratiquer moi-même. »

Une pédagogie d’encouragement mais aussi d’exigence

  • Savoir exiger certes mais avec douceur. Croire au progrès possible. Le bien est souvent caché sous l’apparence du mal mais ce mal n’est pas nous réellement…De la patience !
  • Rechercher l’échange, le dialogue afin que les jeunes aient le sentiment d’être compris mais aussi mettre en place des structures et des exigences.
  • Savoir prendre en compte les besoins de son temps. Etre attentifs aux appels « Il faut développer chez le jeune l’ouverture à la vie, l’esprit d’initiative, le sens de la responsabilité, faire grandir ses qualités humaines et spirituelles ». Une éducation vers les pauvres.
  • Savoir être prêts à innover lorsqu’on perçoit un nouveau besoin. Avoir le sens de la justice. Faire progresser les élèves. Donner un enseignement de qualité et adapté à chacun d’entre eux.

N’oublions pas que la dominante de Sainte Emilie c’est l’éducation des pauvres. Si nous ne nous engageons pas dans ce sens, nous manquons à notre mission. 
« Je serai l’institutrice des pauvres » A la suite de Sainte Emilie, les religieuses de la Sainte Famille ont choisi de consacrer leur vie au service de l’éducation des jeunes.

C’est pour elles toutes aujourd’hui, accompagnés de laïcs, une longue et passionnante histoire à poursuivre et à faire vivre au jour le jour…

Née le 6 septembre 1787 au château de Druelle, près de Rodez en Aveyron, première enfant de Jean-Louis de Rodat et d’Henriette de Pomayrols, famille appartenant à la vieille noblesse rouergate.

La Révolution française l’oblige très tôt à quitter Druelle pour aller vivre chez sa grand-mère maternelle au château de Ginals, près de Villeneuve d’Aveyron, où elle sera davantage en sécurité.

Près de sa grand-mère elle reçoit une éducation humaine et chrétienne, et apprend l’amour des pauvres par les exemples de sa famille ; « je suis d’une famille de saints » dit-elle plus tard.
Après l’échec de trois essais de vie religieuse, elle rejoint sa grand-mère à Villefranche-de-Rouergue dans une maison regroupant d’anciennes religieuses chassées de leur couvent lors de la Révolution et des personnes pieuses. Là, elle découvre et développe ses talents d’éducatrice.

En 1815, ayant entendu des mamans déplorer la disparition des écoles gratuites des Ursulines, elle leur dit de lui envoyer leurs enfants, et les accueille dans sa chambre où s’entassent bientôt une quarantaine d’élèves.

Elle promet à Dieu de faire tout ce qui est en son pouvoir pour ouvrir une école à Villefranche-de-Rouergue pour les filles pauvres, et en parle à Mr Marty, son confesseur.
Le 3 mai 1816, elle fonde avec 3 compagnes, la Congrégation des sœurs de la Sainte Famille
Elle devra, à plusieurs reprises, émigrer dans des locaux de plus en plus vastes jusqu’à ce qu’elle puisse acquérir en 1817 l’ancien couvent des Cordeliers.

La mission d’Emilie et de ses Sœurs s’étend vite à la visite des malades, des prisonniers, à l’accueil des orphelines et des filles en difficulté.

Emilie fait l’expérience de la nuit de la foi pendant une trentaine d’années. Son entourage ne s’en doute pas. Ce n’est que dans les dernières années de sa vie qu’elle recouvre la paix intérieure et que Dieu lui fait sentir à nouveau son amitié.

Elle meurt le 19 septembre 1852 à Villefranche-de-Rouergue, et la nouvelle se répand vite « la sainte est morte ». Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, par le Pape Pie XII.

L’Eglise la fête le 19 septembre. Elle continue sa mission d’intercession pour tous ceux qui, nombreux, viennent quotidiennement la prier à la Crypte où repose son corps, à la chapelle des Sœurs de la Sainte Famille, et pour ceux qui la prient de loin, en France ou dans d’autres pays.

Les premiers patronages du Dimanche sont à l’origine de l’Oasis. Mlle Aline Itier, fille du Directeur des Douanes, avait décidé en 1857 d’y consacrer sa vie et sa fortune. Parce qu’elle rencontrait, avec Clémentine Brochin, fréquemment de jeunes ouvrières isolées, sans emploi et sans logement, elle avait obtenu du Maire de Caen de l’époque, Mr Bertrand (1848 – 1970), un local et une subvention. Cela avait permis d’organiser un atelier et d’héberger une douzaine de jeunes filles. Une jeune Congrégation est née en 1862, d’un souci missionnaire du Père Saulet, Supérieur des Missionnaires de la Délivrande. Les conditions de vie des jeunes ouvrières dans les usines et ateliers du département constituaient pour elles un danger moral et pour lui un souci permanent.
Cette préoccupation rejoignait tout à fait celle d’Aline Itier, il était donc naturel que celle-ci se tourne vers la jeune communauté de la Délivrande pour y trouver le soutien moral et spirituel dont elle avait besoin.

  • En 1879, un immeuble est acheté au 3, rue des Jacobins, il devient un centre d’activités variées pour les jeunes filles. Les internes y sont formées au métier de servantes et travaillent dans la maison avec les religieuses. Les externes, auxquelles on apprend le métier de couturière ou de souffleuse de perles. Enfin, les jeunes qui fréquentent le patronage du Dimanche.
  • 1914 De plus en plus de jeunes ouvrières sont à la recherche d’un logement, de nombreux employeurs n’assurant plus la nourriture et le logement. Sous le patronage de Mme Harcourt, un comité décide d’ouvrir une maison d’accueil au 32 rue de l’Oratoire, et en confie la direction aux sœurs de la sainte famille de Douvre la Délivrande, qui dans l’immeuble voisin continueraient l’œuvre fondée par Mme Itier.
  • En 1920, cette œuvre trouve sa forme légale d’Association Loi 1901 et est connue sous le nom « Association l’Oasis ».
    Plus tard, des cours d’anglais, de dessin, de coupe, de sténo puis un atelier de lingerie voient le jour. Ces cours sont à l’origine du Lycée Professionnel Privé d’aujourd’hui.
  • En 1933, on inaugure la « Soupe Populaire » qui devient en 1940 le « Fourneau Economique ».
  • En 1940, Monsieur le préfet demande l’ ouverture d’un fourneau économique pour venir en aide aux familles déplacées par la guerre.
  • Après les bombardement du 6 juin 1944, les sœurs ouvrent sur les ruines, puis dans les baraquements, un restaurant pour les ouvriers de la démolition puis de la reconstruction de Caen, tout en continuant à maintenir leur œuvre auprès des jeunes. Après cette période héroïque, la reconstruction du bâtiment actuel est terminée en 1957, rue de l’Oratoire.
  • A la réouverture en 1957, deux restaurants fonctionnent. Un au sous sol pour les messieurs (environ 400 repas servis le midi) et un autre au rez de chaussée pour les dames (500 repas par jour)
  • Mais le 22 Juillet 1967, une petite note de service annonçait aux habitués que le restaurant cantine des messieurs allait fermer ses portes. On explique la décision par la multiplication des cantines d’entreprises
    Donc seul le restaurant du rez de chaussée continue de fonctionner. On y sert 400 repas par jour pour les pensionnaires et les personnes de l’extérieur membres de l’association, car statutairement, le self est réservé aux personnes possédant une carte de membre adhérent.
  • En 1974, le Lycée Catholique signe un contrat d’association avec l’état.
  • En 1984 L’oasis peut accueillir 147 pensionnaires en chambres individuelles.
    Les sœurs laissent, de plus en plus, la place à des laïcs pour poursuivre leur œuvre, dans « l’esprit de Nazareth » : simplicité, accueil, proximité avec les jeunes.
  • Dès 1992, une réflexion pour la mise en conformité des locaux s’engage pour se traduire :
  • En 1996, par une première tranche : restructuration du Foyer
  • En 1998, par une seconde tranche : restructuration du Lycée
  • Toujours dans le souci de s’adapter, en 1999, la Communauté de la Sainte Famille de la Délivrande fusionne avec la Sainte Famille de Villefranche de Rouergue, dont la Fondatrice est Sainte Emilie de Rodat (1787 – 1852) qui se voue à l’éducation et à l’enseignement. La pédagogie promue par la Sainte Famille est centrée sur le jeune. Elle est faite d’encouragement, de respect de la liberté de chacun.
  • En 2017, l’oasis est un lycée professionnel et un centre de formation continue ; mais aussi, une résidence Habitat Jeunes. Au cœur du centre ville de Caen, un établissement qui respecte ses valeurs et sa vocation initiale, la formation des jeunes.
    Les formations se diversifient et s’adaptent au monde du travail :
    • un CAP Assistant technique en milieu familial et collectif
    • un CAP Petite Enfance
    • un CAP Agent Polyvalent de Restauration
    • un BAC PRO Accompagnement Soins et Services à la Personne (ASSP)